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ANGEL'S WINGS

 
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scarlette
2e lieutenant
2e lieutenant

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Joined: 24 Jul 2008
Posts: 31
sexe: feminin
Signe du Zodiaque: Balance (23sep-22oct)
Signe Chinois: 鼠 Rat
Localisation: METZ LORRAINE

PostPosted: 25/10/2008 21:11:04    Post subject: ANGEL'S WINGS Reply with quote

Angel’s wings


Voici donc ma dernière fanfic : ayant adoré l’épisode de la saison 8 « Each of us Angels » j’ai décidé de modifier quelque peu l’histoire. En espérant que cela plaira aux autres fans…



Chapitre 1


Bâteau-hôpital “Good Hope”
Iwo Jima
08h30
21 février

_ « Bonjour Joanie, avons-nous reçu de nouveaux patients aujourd’hui? » Demanda Beverly.

_ « Oui, un nouveau matelot, blessé à la tête. Je suis allée le voir tout à l’heure. Il est très mignon. »

_ « Joanie, on n’est pas là pour les aimer mais pour les soigner. »

_ « L’un n’empêche pas l’autre. » Répondit la jeune infirmière avant de s’en aller avec ses dossiers sous le bras.


Beverly avait envie de voir d’elle-même ce marin. Elle se rendit à son chevet. Il dormait, la tête tournée sur le côté.

_ « C’est vrai qu’il est très mignon. »Pensa t-elle.


Elle se pencha vers lui et lui caressa la joue.

Il ouvrit lentement les yeux et la fixa longuement avant de lui adresser un magnifique sourire.


_ « Bonjour, comment allez-vous ? »Lui demanda t-elle en passant une main sur le front.

_ « Bien merci. Je crois que l’on ne s’est jamais rencontré. Je m’appelle Ron. »

_ « Beverly. Avez-vous besoin de quelque chose ? »

_ « Oui j’aimerai aller prendre l’air. A moins que mon infirmière s’y oppose. » Annonça Ron tout en continuant à sourire.

_ « Je n’y vois aucun inconvénient mais je préfère vous accompagner. »


Beverly aida Ron à se lever et le conduisit sur le pont.

_ « Pourquoi m’avoir accompagné ? Vous avez peur que je me jette par-dessus bord… »
_ « Ce serait dommage. Je suis sûr que cela rendrait une femme, qui vous attend aux Etats-Unis, très malheureuse… »

_ « Ah, oui ? Et bien à part ma mère… »

_ « Alors ce beau gosse est célibataire… » Pensa Beverly. « Je suis confuse. Je pensais que vous aviez une petite amie qui vous attendait aux Etats-Unis. » Répondit-elle.

_ « Il n’y a aucun mal. Maintenant parlez-moi de vous. »

_ « Vraiment… Il n’y a rien à dire. Je suis célibataire et je cherche désespérément un homme que j’aimerai assez pour le laisser me faire des enfants. »

_ « Je n’arrive pas à vous imaginer ainsi…Vous êtes une femme très séduisante alors j’ai du mal à croire que vous soyez célibataire… »

_ « C’est pourtant le cas. Mais je pourrais vous retourner la remarque. »Répondit Beverly en souriant.


Elle vit un voile de tristesse passer devant les yeux de Ron.


_ « J’ai perdu la femme que j’aimais, il y a un an. Elle était infirmière tout comme vous. Elle s’était portée volontaire pour aller en Europe. L’hôpital de campagne a été bombardé. Depuis sa mort ma vie n’a plus de sens. Je voulais l’épouser, lui faire des enfants…elle me manque tellement… »


Des larmes coulèrent sur les joues de Ron.

Beverly l’attira contre elle.

Tel un enfant, il se blottit dans ses bras et cacha son visage dans son cou.

Elle lui caressa les cheveux et tenta de le calmer.


_ « Chut…çà va passer…chut. Je suis vraiment désolée de vous avoir rappelé de si tristes souvenirs. »

_ « Vous ne pouviez pas savoir. » Précisa Ron entre deux sanglots.

_ « En une heure je vous en ai raconté plus sur moi qu’en sait Joanie, qui pourtant est mon amie. » Essaya de plaisanter Beverly.

_ « J’en suis honoré. Il en est de même pour moi. »


Ron se redressa lentement. Beverly sécha ses joues.


_ « Cà va mieux ? Oh ! Je m’en veux tellement de … »

Ron posa un doigt sur ses lèvres.


_ « Chut… C’est oublié. Faites-moi un sourire. »


Beverly lui adressa un sourire et Ron y répondit.


Il passa le plat de sa main le long du cou de Beverly.

_ « Je suis désolé, j’ai mouillé le col de votre blouse. »

_ « Ce n’est pas grave. Il fait chaud, çà va sécher. » Répondit Beverly en enlevant la main de Ron.


Ils baissèrent les yeux et regardèrent leurs mains posées l’une sur l’autre.

Lorsqu’ils relevèrent les yeux, ni l’un ni l’autre ne put éviter ce qui allait arriver.

Ron pencha son visage vers celui de Beverly. Ils allaient s’embrasser quand Joanie accourue, essoufflée.


_ « Beverly ! Maryann a besoin de toi. On est débordé pour refaire les pansements ! »


Beverly recula.

_ « Je… je dois y aller, on a besoin de moi. Vous savez où me trouver… »

_ « Bien sûr. »


Elle s’éloigna. Ron se tourna vers la mer.

Il sentit une main lui attraper le bras. Il se retourna.



_ « Be …Beverly qu’est-ce que…»

Il n’eut pas le temps d’en dire davantage, Beverly venait de poser ses lèvres sur les siennes.

Elle les retira immédiatement.

Ron tenta de la retenir dans ses bras pour prolonger leur baiser mais elle posa un doigt sur ses lèvres.


_ « Non…Je dois vraiment y aller. Venez me voir tout à l’heure. Mon bureau est juste à côté de la salle de soins. Je vous attendrais. »





Bureau de Beverly
2 heures plus tard.


Beverly était de dos lorsqu’elle entendit la porte de son bureau s’ouvrir. Elle ne se retourna pas.

Cela devait être Ron.

Elle ne devait surtout pas lui montrer ce qu’elle ressentait.

Tout était tellement confus dans sa tête depuis ce baiser qu’ils avaient échangé sur le pont.



Elle sentit deux mains lui attraper la taille. Elle se retourna.

Ce n’était pas Ron mais John, l’infirmier du bateau qui lui tournait sans cesse autour et dont elle ne cessait de repousser les avances.

Elle se libéra de son étreinte.

_ « John, qu’est-ce que tu veux ? »

_ « Rien du tout. Juste passer un peu de temps seul avec toi. » Répondit John en tentant de nouveau de la prendre dans ses bras.


Beverly s’écarta et retourna consulter la pile de dossiers posée sur son bureau.


_ « Tu sais très bien ce que je pense de ton attitude… »


John se glissa derrière elle et commença à l’embrasser dans le cou.


_ « Non…je ne m’en souviens pas. »

_ « John, maintenant çà suffit, j’ai été assez patiente. Enlève tes mains baladeuses de ma taille. »


Elle le repoussa brutalement.

John l’attrapa par le bras et la coinça entre lui et le bureau.

_ « Tu ne crois quand même pas t’en sortir à si bon compte ma chérie. »

_ « John laisse-moi tranquille. Tu me fais mal. »

_ « Laisse toi faire et je ne te ferais pas de mal. »

_ « Tu rêves ? Je ne t’aime pas, je te l’ai déjà dit, maintenant vas-t-en ! » Annonça Beverly en essayant de se libérer.

_ « On n’est pas obligé de s’aimer pour le faire. Ne m’oblige pas à te prendre de force, Beverly… »Répondit John en la coinçant encore plus contre le bureau.



Beverly commença à le gifler mais il attrapa ses mains dans les siennes et les lui passa dans le dos.

Il réussit à les bloquer avec une seule main pendant que l’autre déboutonnait la blouse de Beverly.

_ « John, arrête ! Je vais hurler si tu continues ! »Le menaça Beverly tout en s’agitant.

_ « Je ne te le conseille pas. Tu crois peut-être que je n’ai pas vu ton manège avec le nouveau matelot ce matin. Tu sais que je peux envoyer plus tôt que prévu un courrier pour qu’il soit réaffecté dans son unité ? »


_ « Tu ne ferais pas cela ? »

_ « Tu veux parier ? Laisse toi faire Beverly… »

_ « Jamais ! Tu n’es qu’une sale ordure ! »

Elle continua à se débattre même si elle sentait que c’était peine perdue.

La main de John caressa ses seins à travers le soutien-gorge.

Beverly sentait les larmes lui monter aux yeux. Elle n’arrivait plus à lutter.


Quelqu’un frappa à la porte et entra.

Ron comprit immédiatement ce qui se passait. Sans un mot il attrapa John et lui décrocha un coup de poing qui l’envoya au sol.

Celui-ci se releva et essuya sa lèvre fendue.


_ « Eh mon vieux c’était pas la peine de se fâcher. On aurait pu se la partager. Faut pas être si possessif… » Annonça John d’un air moqueur.

_ « Désolé « monsieur » mais il n’est pas dans mes habitudes de prendre les femmes de force »


John ricana avant de sortir.


_ « Merci… » Réussit à articuler Beverly.

_ « C’est normal. Je n’allais pas rester là sans rien faire alors que cet abruti essayait de profiter de la situation »


Beverly tenta de reboutonner sa blouse mais ses mains tremblaient tellement qu’elle n’y arrive pas.


_ « Laisse-moi t’aider… » Murmura Ron.

Sans même s’en rendre compte, le tutoiement était venu naturellement.

Beverly leva les yeux vers Ron. Celui-ci lui adressa un sourire tout en boutonnant sa blouse.

Mais il vit les yeux de Beverly s’emplirent de larmes.

Elle glissa ses bras autour de sa taille et posa sa tête contre sa poitrine. Ron enserra Beverly dans son étreinte et la berça doucement.


_ « Chut…calme-toi princesse, je suis là. Plus personne ne va te faire de mal. Je te protège… »

_ « Oh mon dieu…j’ai eu tellement peur… »

_ « N’y pense plus…maintenant c’est terminé. Tu es dans mes bras et personne ne va… » Commença Ron

_ « Non il ne faut pas ! » S’exclama Beverly en s’écartant de lui.

_ « Mais qu’est-ce qui se passe ? » Demanda Ron, surprit par l’attitude de Beverly.

_ « Nous sommes en train de nous rapprocher tous les deux et ce n’est pas une bonne idée »

_ « Pourquoi ? »

_ « Bientôt tu devras repartir et je serais malheureuse. »

_ « Beverly comment peux-tu être aussi négative. Nous nous connaissons seulement depuis ce matin. Attendons de voir comment les choses vont évoluer… »


Ron se rapprocha de Beverly et la prit dans ses bras.


_ « Je ne peux pas m’empêcher de penser que… » Commença t-elle.

_ « Tu penses trop » répondit Ron avant de poser un petit baiser sur les lèvres de Beverly.




Cabine de Beverly
22h00



_ « Beverly ? Tu m’écoutes ? » Demanda Joanie en s’apercevant que son amie n’écoutait pas le récit très romantique de sa rencontre un mois auparavant avec Scott, un séduisant lieutenant devenu depuis son petit ami.


Beverly sortit de sa rêverie.


_ « Excuse-moi Joanie. Tu disais ? »

_ « Je disais que Scott…enfin peu importe. Je peux savoir ce qui t’arrive Beverly ? » Demanda Janie en s’asseyant en face de son amie sur le lit.

_ « Mais rien du tout. Je suis juste un peu fatiguée… »

_ « Tu crois pouvoir me faire avaler çà ? Beverly, je ne suis pas stupide ! Tu imagines que je n’ai pas vu les grands sourires que tu ne cesses d’adresser à ce nouveau matelot depuis son arrivée, et puis n’oublie pas que je vous ai vu sur le pont ce matin, il allait t’embrasser. »

_ « Voyons Joanie, où vas-tu chercher tout çà ? Il ne voulait pas m’embrasser. On ne faisait que parler. Ron est très gentil… »

_ « Et surtout très mignon. Et en plus tu l’appelles par son prénom… Avec tout çà, tu vas me dire que tu n’es pas amoureuse. »

_ « Joanie, je ne sais pas exactement ce que je ressens… »
_ « Alors il t’a embrassé ? »

_ « Oui, tout à l’heure dans mon bureau… »Soupira Beverly.

_ « Et qu’est-ce que tu as ressenti ? »

_ « Eh bien c’était très agréable… J’étais sur un petit nuage… tellement bien à l’abri dans ses bras… » Répondit Beverly.


Joanie sourit.

_ « Alors t’es vraiment amoureuse. »


Les deux filles se regardèrent et éclatèrent de rire.



Salle de soins du « Good Hope »
Le lendemain après-midi.
14h 30.


Beverly et ses amies étaient en train de boire un café ensemble dans la salle de soins quand Ron passa la tête dans l’embrasure de la porte.


_ « Bonjour lieutenant, vous vouliez quelque chose ? » Demanda Maryann.

_ « Euh oui… j’ai un mal de tête qui ne veut pas s’en aller… »

_ « C’était prévisible avec votre blessure à la tête. Asseyez-vous, on va s’occuper de vous. Beverly occupe-toi du lieutenant. Je vais aller voir les autres patients. Viens avec moi Joanie… »


Beverly comprit que ses amies faisaient en sorte qu’elle et Ron se retrouvent seuls en tête-à-tête.

Mais elle fit semblant de ne pas s’en rendre compte.

Elle s’approcha de Ron et posa sa main sur son front.


_ « Tu n’as pas de fièvre c’est déjà çà. Je vais te donner un comprimé d’aspirine et tu vas retourner t’allonger… »

Ron avala le comprimé que lui tendait Beverly.

_ « Beverly, je peux rester quelques minutes avec toi ? »

_ « Oui si tu veux… mais tu ne fais pas de bêtises ! »

_ « A vos ordres madame ! » Répondit Ron en se mettant au garde-à-vous.

_ « Repos matelot… » Annonça Beverly.


Elle se retourna pour débarrasser la table des tasses de café.

Ron se glissa derrière elle et passa ses bras autour de sa taille.


_ « Ron…non, arrête. Ce n’est pas une bonne idée. Maryann pourrait revenir et nous voir ainsi. »

_ « Cela m’étonnerait qu’elle revienne. Je crois que sa fuite avec Joanie tout à l’heure n’était pas anodine. Elle se doute qu’il se passe quelque chose entre nous… »

_ « Je l’ai bien compris Ron, mais je ne sais pas exactement ce que je ressens. C’est confus dans mon esprit. » Répondit Beverly en lui faisant face.

_ « C’est pareil pour moi mais tout ce que je sais c’est que je ne peux plus me passer de toi. »


Surprise par la confidence de Ron, Beverly laissa échapper la tasse qu’elle tenait dans sa main. Ron la rattrapa de justesse mais cela n’empêcha pas au café resté dans la tasse de couler par terre.


_ « Oh mon dieu, ce que je suis maladroite. » S’exclama Beverly en attrapant un torchon et en essuyant le café.


Lorsqu’elle eut fini, elle vit que Ron s’amusait avec le matériel posé sur le plateau. Il s’approcha d’elle et écouta son cœur avec le stéthoscope.

_ « Ron, cesse de faire l’enfant. On ne joue pas avec le matériel médical. » Le réprimanda t-elle gentiment.


Elle lui enleva le stéthoscope des mains et alla le remettre sur le plateau.

Il la suivit et la prit de nouveau dans ses bras.

_ « Et on peut jouer avec l’infirmière ? » Lui murmura-t-il à l’oreille.

_ « Je ne crois pas. Je suis ici pour soigner… Ron, tiens-toi tranquille. »

_ « Je ne peux pas. Je crois que je suis amoureux de toi. » Lui chuchota-t-il.



Une douce chaleur traversa le corps de Beverly.

Elle se sentit faiblir et Ron la serra plus fort contre lui.

Au bout de quelques instants, il la tourna pour l’avoir face à lui. Ils se regardèrent longuement dans les yeux.

_ « Embrasse-moi. » Lui murmura Beverly.


Ron pencha son visage vers celui de Beverly et s’empara de ses lèvres.

D’abord un peu rapide, leur baiser se transforma peu à peu en un tendre câlin. Beverly écarta lentement les lèvres et Ron y glissa sa langue, la mêlant avec la sienne.


Elle crispait ses mains autour de la nuque de Ron au fur et à mesure que leur baiser s’intensifiait avant de laisser échapper un soupir de plaisir.


_ « Je crois que moi aussi je suis amoureuse de toi. » Murmura Beverly lorsqu’ils terminèrent leur baiser.


Joanie entra dans la pièce.


_ « Désolée de devoir déranger deux amoureux mais le médecin fait son tour d’inspection, alors il serait préférable que Ron retourne dans son lit. »


Ron regarda Beverly.


_ « Aller file…je te verrais tout à l’heure » lui annonça t-elle


Ron posa un baiser sur les lèvres avant de s’en aller.


Joanie s’approcha de Beverly.


_ « Alors tu as réussi à clarifier les choses avec lui ? »

_ « Oui. Il m’a avoué qu’il m’aimait »

_ « Et comment te sens-tu ? »

_ « Amoureuse ! Je crois que c’est toi qui es de garde cette nuit… »

_ « Oui et alors ? Toi tu as une idée derrière la tête… »

_ « J’aimerai que tu ferme les yeux en passant devant le lit de Ron. »

_ « Tu veux l’inviter dans ta cabine cette nuit ? »

_ « J’aimerai bien… »

_ « Beverly, tu ne vas pas un peu vite ? Tu le connais depuis seulement deux jours. »

_ « Joanie ce n’est pas pour faire ce que tu crois, seulement pour passer un peu de temps seuls tous les deux, avoir un peu d’intimité. »

_ « C’est bon. Je te couvrirais. »



22h30.


Beverly sortit de sa cabine et se dirigea vers la salle de soins.

Joanie y sirotait un café.

_ « Tiens, qu’est-ce que tu veux ? T’as pas encore séquestré ton matelot ? » Lui demanda Joanie.

_ « Chut ! Ne parle pas si fort. Je vais aller le chercher. »

_ « J’ai fait mon tour de garde il y a 5 minutes et il dormait comme un bébé. »

_ « Ne t’inquiète pas j’ai de bons arguments pour le réveiller. » Répondit Beverly en déboutonnant le haut de sa blouse.

_ « Hou ! Tu veux le faire baver avec ton décolleté pigeonnant ! » Annonça Joanie en pouffant de rire.

_ « Cesse d’être jalouse ! » Répondit Beverly en quittant la pièce la tête haute.



Elle se dirigea vers le lit de Ron.

Comme lui avait dit Joanie, celui-ci dormait profondément. Elle s’assit au bord du lit et approcha ses lèvres des siennes.


Avant même d’avoir pu l’embrasser, elle sentit les bras de Ron lui enserrer la taille.


_ « Je voulais te réveiller de façon plus tendre. » Murmura Beverly contre les lèvres de Ron.

_ « Tu peux encore le faire… »


Elle posa un petit baiser sur ses lèvres et il ouvrit les yeux.


_ « Comment as-tu su que c’était moi ? » Lui demanda t-elle.

_ « J’ai tout de suite reconnu ton parfum… »


Ron baissa les yeux et vit le décolleté de Beverly.


_ « C’est pourquoi ce joli spectacle ? » Murmura t-il en écartant un peu plus le tissu.


Beverly enleva sa main.


_ « Ce sera pour toi uniquement si tu viens avec moi maintenant. »

_ « Tes désirs sont des ordres princesse. »


Ron se leva et suivit Beverly.

Elle le fit pénétrer dans une pièce qui était éclairée par une petite veilleuse posée sur la table.


_ « Nous voici dans ma cabine. »

_ « Pourquoi m’avoir emmené ici ? » Demanda Ron.

_ « Je voulais que l’on passe un peu de temps seuls tous les deux. » Répondit Beverly en le prenant par la main et l’attirant vers le lit.


_ « Beverly…qu’est-ce que tu fais ? »

_ « Viens… »

_ « Je ne veux pas paraître idiot mais je crois que l’on va un peu vite. »

_ « J’aimerai seulement que tu t’assoies dans ce lit et que tu me prennes dans tes bras. »

_ « Tu n’enlève jamais cette blouse ? »

_ « Cela m’arrive. Tu voudrais que je l’enlève ? »

_ « J’aimerai voir à quoi tu ressemble habillée autrement. »


Beverly se posta devant Ron et déboutonna sa blouse.

Mais au moment où Ron tenta de la prendre par la taille, elle disparu derrière son paravent.

Elle réapparut vêtue d’une courte chemise de nuit satinée moulante à fines bretelles qui mettait en valeur ses formes.



_ « Alors çà te plait matelot ? » Demanda t-elle en s’approchant de lui.

_ « Tu es très belle… »

_ « Je n’avais jamais porté cette nuisette avant. C’est un cadeau de Janie. »

_ « Elle te va très bien. Tu es superbe… »


Ron s’assit au bord du lit et attira Beverly devant lui.

Il laissa ses mains glisser de sa taille jusqu’à ses genoux puis elles passèrent sous la nuisette et remontèrent le long de ses cuisses.


_ « Ron, c’est moi qui rêve ou bien je sens réellement tes mains trembler… »

_ « Je n’ai pas touché de femme depuis plus d’un an…je suis un peu troublé. »

_ « Détends-toi. »


Beverly prit le visage de Ron dans ses mains et l’embrassa lentement et tendrement.

Ron la reprit par la taille et la renversa sur le lit à côté de lui.


La main de Ron glissa le long du cou de Beverly puis passa sur sa poitrine et termina sur son ventre.

Elle embrassa chacun de ses doigts avant d’entrelacer sa main avec la sienne.


_ « Ron, j’ai besoin de beaucoup plus que tes baisers ou de tes mains posées sur moi… Je veux te sentir en moi. »

_ « Non… non Beverly… je ne peux pas. »Répondit Ron en se levant.

_ « Mais…mais pourquoi ? » Lui demanda Beverly en se levant à son tour.

_ « J’ai peur de te perdre comme j’ai perdu Catherine l’année dernière. Je ne veux pas souffrir une deuxième fois… »

_ « Tu ne me perdras pas… »

_ « Comment peux-tu en être si sûr ? Avec cette guerre qui ne finit pas. »

_ « Ron, ne me laisse pas… »

_ « Je suis désolé Beverly mais je ne peux pas… »

_ « Je croyais que tu m’aimais. »

_ « C’est le cas Beverly… »

_ « Vas t-en Ron, retourne te coucher. Cela vaut mieux pour nous deux… »

_ « Ne m’en veux pas. Essaye de me comprendre. »


Ron prit Beverly dans ses bras et voulut l’embrasser mais elle tourna la tête.

Il posa tout de même un baiser sur sa joue avant de s’en aller.


Après son départ, elle se laissa tomber par terre et se mit à pleurer.




Bateau-hôpital « good hope »
Le lendemain matin 8 h30.


Beverly suivait Maryann dans sa visite matinale à tous les patients.

Lorsque arriva le tour de Ron, Maryann remarqua qu’il y avait un froid entre les deux amoureux mais elle ne fit aucune remarque.

Alors que Maryann passait au patient suivant, Ron attrapa la main de Beverly.


_ « Beverly, il faudrait que l’on parle… »

_ « On a rien à se dire. Je crois que ton comportement d’hier était très significatif. Maintenant laisse-moi partir. »


Beverly essaya de libérer sa main mais Ron la porta à ses lèvres et l’embrassa à plusieurs reprises.


_ « Je ne peux pas me passer de toi… » Murmura-t-il.

_ « Ron, tu ne sais pas ce que tu veux… »

_ « J’ai un peu de mal avec mes sentiments mais ne me rejette pas. »


Voyant que les défenses de Beverly s’écroulaient, il tira doucement sur sa main pour la rapprocher de lui.

Elle finit par s’asseoir au bord du lit. Ron s’assit dans le lit et caressa le visage de Beverly.


_ « Tu es très belle ma princesse… »


Il pencha son visage vers elle et tenta de l’embrasser mais elle posa un doigt sur ses lèvres.

_ « Ce n’est pas une bonne idée. »

_ « Mais personne ne peut nous voir. Les paravents nous protègent des regards indiscrets… »

_ « Je dois y aller. »


Avant même qu’il n’ait eu le temps de la rattraper, elle s’était déjà enfuie.


Iwo Jima
15h00
Sur le pont du bateau.


Beverly était sortie sur le pont et s’était accoudée au bastingage.

Elle avait besoin de faire le vide dans son esprit et surtout elle devait éviter de penser à Ron.



Depuis le début, leur relation était vouée à l’échec : une relation amoureuse entre un matelot blessé et une infirmière… Il n’y avait pas mieux comme roman à l’eau de rose.

Pourtant elle y avait cru et, par moments, elle y croyait encore.


Pendant quelques instants elle ferma les yeux, respirant à pleins poumons l’air marin.


Ron se glissa derrière Beverly et posa ses mains sur les siennes. Celle-ci sursauta et se retourna.


_ « Ron… qu’est-ce que tu fais là ? »

_ « Je voulais te voir. Je ne supporte plus que tu m’ignores ainsi… »

_ « C’est beaucoup mieux pour nous deux je t’assure. »

_ « Non, je ne suis pas d’accord. Beverly, laisse-moi une chance, laisse-nous une chance… Je t’en prie ne gâche pas tout. »Annonça Ron en la prenant dans ses bras.


_ « Si je me souviens bien, c’est toi qui a tout gâché. » S’exclama Beverly en essayant de sortir de son étreinte.
_ « Ne t’enfuis pas ! Chérie écoute moi… Je ne pouvais pas te prendre comme çà… Je sentais que l’on brûlait les étapes, tu comprends ? »

_ « Dis-moi tout simplement que tu n’en avais pas envie ! » Répondit Beverly en s’éloignant de lui.



Un bourdonnement se fit entendre au loin.

Des avions japonais se dirigeaient droit sur le bateau.



_ « Beverly ! Ne reste pas là ! Mets toi à l’abri ! » Hurla Ron.




Mais elle ne réagissait pas et était là au milieu du pont, une simple cible…
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scarlette
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PostPosted: 25/10/2008 21:12:48    Post subject: ANGEL'S WINGS Reply with quote

Chapitre 2


Ron se rua sur elle, l’attrapa par la main et la poussa derrière un gros coffre posé sur le pont tandis que les avions mitraillaient le bateau.

Il se cacha à ses côtés et se coucha contre elle, espérant ainsi lui éviter une balle perdue.


_ « Ron laisse-moi ! »

_ « Cesse de te débattre ! Tiens toi tranquille ! Bon sang Beverly arrête! »

_ « Non je veux m’en aller ! »

Il prit le visage de Beverly dans ses mains et l’embrassa.


_ « Beverly, promets-moi que si l’on sort vivant de cette attaque… Promets-moi de nous donner une deuxième chance… Je t’aime tellement ma princesse ! »


Ron poussa un cri de douleur. Beverly l’attira contre elle, essayant de le protéger.

_ « Non Ron ! Cà va aller ! Tu vas t’en sortir. Je t’aime, on va se donner une deuxième chance je te le promets ! » Lui annonça t-elle lorsqu’elle vit que le bras de Ron saignait abondamment.


L’artillerie américaine riposta aux attaques japonaises et bientôt les avions se replièrent.


Beverly regarda de plus près le bras de Ron.


_ « Je crois que tu t’es pris un éclat quand cette bombonne d’oxygène a explosé. » Annonça-t-elle en désignant du regard un tas de débris sur le pont.


_ « Cà fait un mal de chien en tout cas ! » S’exclama Ron en serrant les dents.

Beverly tâta la blessure et Ron grimaça de douleur.

_ « Il se pourrait qu’il y ai un éclat à l’intérieur. Viens, je vais m’occuper de toi. »

Elle l’aida à se mettre debout.

_ « En tout cas tu m’as sauvé la vie… » Lui murmura-t-elle.
_ « Je n’allais pas laisser la femme que j’aime en danger… » Répondit Ron en l’attirant contre lui avec son bras valide.

_ « Tu as l’air sincère alors tu peux prétendre recevoir un petit câlin. » Précisa Beverly en souriant.


Ron pencha son visage vers elle et posa ses lèvres sur les siennes.

Beverly ne put s’empêcher de soupirer: cette chaleur un peu humide de ses lèvres, cela lui avait tellement manqué.

Elle posa ses mains sur les joues de Ron et commença à répondre à son baiser.

La langue de Ron se glissa dans sa bouche.

Elle l’accueillit avec bonheur en y mêlant la sienne.

Tout se déroulait sans aucune précipitation, l’un et l’autre voulant profiter au maximum de ces quelques instants de plaisir qu’ils s’offraient.


Après de longues minutes, Beverly interrompit leur baiser pour tenter de reprendre une respiration normale et de calmer les battements trop rapides de son cœur.


_ « Pendant ces quelques minutes j’avais complètement oublié ma blessure. » Soupira Ron.



Bureau de Beverly
10 minutes plus tard.



_ « Ron, tiens-toi tranquille. Je ne peux pas te soigner si tu bouges sans arrêt. »

_ « Tu me fais mal. »

_ « Ce que tu peux être douillet… »

_ « J’aimerai bien t’y voir. J’ai le bras tout déchiqueté ! »

_ « Tu en rajoute un peu là… Eh bien pour un matelot tu n’es pas très courageux mon amour… » Soupira Beverly.


Elle rougit lorsqu’elle se rendit compte de ce qu’elle venait de dire.

Elle n’osa pas relever les yeux.

Ron posa un doigt sous son menton et lui releva le visage.

_ « Beverly, regarde-moi. »

_ « Je suis ridicule… »

_ « Pas du tout. Je trouve cela très mignon. »

_ « Voilà, ton charcutage est terminé. Je te changerais le pansement tout à l’heure. Es-tu blessé ailleurs ? »


Ron prit la main de Beverly dans la sienne et la posa sur son cœur.


_ « Je crois que pour ce genre de maladie, il n’y a qu’un seul remède… » Répondit Beverly en venant s’asseoir sur ses genoux.

_ « Ah oui ? Lequel ? »

_ « Ne pas lui résister… » Lui murmura t-elle à l’oreille.

Ron lui adressa un grand sourire avant de glisser une main sous sa blouse et caressa ses cuisses.

Beverly croisa les jambes et emprisonna sa main.

_ « Chérie… je ne trouve pas ça drôle… » Annonça Ron en tentant de libérer sa main.
_ « Oh mais moi si… maintenant c’est moi qui commande lieutenant. Alors nous allons faire les présentations parce qu’il y a pleins de choses que je ne sais pas sur toi. »

_ « Très bien. Je m’appelle Ron Graham. J’ai 34 ans. Je suis né et j’habite à Cincinnati dans l’Ohio. Je suis fils unique. Ma mère est secrétaire et mon père est un militaire à la retraite. Mais le plus important c’est que je suis amoureux d’une belle infirmière qui s’appelle Beverly. »

_ « Alors tout ce que je peux te dire c’est que la femme que tu aime à 29 ans. Elle est née et habite à Charleston en Caroline du sud. Elle est fille unique. Ses parents sont instituteurs. Et elle est très amoureuse de toi. »

_ « Ah oui vraiment ? »

_ « Oui je t ‘assure. » Murmura Beverly avant de poser ses lèvres sur celles de Ron.


Ils étaient toujours en train de s’embrasser quand Joanie entra dans le bureau.

Elle s’assit à la place de Beverly et attendit qu’ils aient terminé. Beverly sursauta lorsqu’elle remarqua sa présence.

_ « Oh mon dieu ! Joanie tu m’as fait peur ! » Annonça Beverly, rouge de honte.
_ « Je n’allais pas vous déranger alors j’ai attendu bien sagement que vous ayez terminé. »Répondit Joanie en souriant.

_ « Tu voulais quelque chose ? » Lui demanda Beverly en se levant des genoux de Ron.

_ « Je venais juste te dire que, quand tu auras fini tes câlins avec Ron, tu pourras venir donner un coup de main à tes collègues car on a reçu de nouveaux blessés. »

_ « Je…euh j’arrive tout de suite. »

_ « On t’attend… » Précisa Joanie.

Elle adressa un clin d’œil à Ron avant de quitter la pièce.

_ « Dis donc, tu te fais draguer par mon amie… »

_ « Cà ne me dérange pas, elle est mignonne. »

_ « Ron, tu es insupportable. »

_ « Mais tu sais très bien que je n’aime que toi… »

_ « Mouais… c’est suspect tout çà quand même… »

_ « Cà peut peut-être s’arranger avec un baiser. »

_ « Mmmmh… çà pourrait… »

S’en suivit un autre long baiser passionné.




Cabine de Beverly
Bateau-hôpital »good hope »
Iwo Jima 22h30.


Beverly était assise à sa table et écrivait une lettre à ses parents lorsqu’elle entendit quelqu’un frapper à sa porte.

Elle se leva et alla ouvrir.

_ « Bonsoir… Je ne te dérange pas j’espère ? » Demanda Ron.

_ « Non pas du tout. Entre… »

Ron alla s’asseoir sur le bord du lit de Beverly.

_ « Tu étais en train de travailler ? »

_ « Non j’écrivais une lettre à mes parents. Je suis justement en train de leur parler de toi… »

_ « Ah… En bien j’espère ? »

_ « Mm, peut-être… »

Ron s’allongea complètement dans le lit de Beverly et posa sa tête sur l’oreiller.

Après avoir terminé sa lettre, Beverly se retourna et vit que Ron s’était endormi dans son lit.

Elle alla s’installer contre lui, les recouvrit tous les deux avec les draps et éteignit la lumière.

Ron se réveilla lorsque la main de Beverly caressa ses lèvres.

_ « Bébé, il vaudrait mieux que je retourne dans mon lit… »Murmura Ron.

_ « Tu rêves ? Je veux m’endormir dans tes bras. Maintenant que tu es là, tu ne vas plus t’en aller. »

_ « Beverly, si quelqu’un… » Commença Ron.

Elle posa un doigt sur ses lèvres.

_ « Chut… on dort… » Répondit-elle avant de poser un baiser sur ses lèvres.

Ron finit par céder et attira Beverly contre lui avec son bras valide.
Celle-ci se blottit étroitement contre sa poitrine et ferma les yeux.

_ « Je t’aime Ron… »

_ « Je t’aime aussi ma princesse… »


Quelques heures plus tard, 1h30.


Ron fut réveillé par les gémissements de Beverly et ses mains qui se crispaient sur sa poitrine.

Il comprit immédiatement qu’elle faisait un cauchemar. Il la secoua doucement pour la réveiller.

_ « Beverly… Bébé… » Lui murmura-t-il.

Celle-ci ouvrit les yeux.

_ « Hé çà va ? » Lui demanda t-il.

_ « Oh, J’ai fait un cauchemar horrible. Il y avait une autre attaque aérienne. On était sur le pont en train de s’embrasser. Puis tu étais touché et tu mourrais dans mes bras. C’était affreux. » Réussit à articuler Beverly, la voix changée par l’émotion.

_ « C ‘est bon Bébé… C’était un cauchemar. Viens là… »

Beverly posa la tête dans le creux de son épaule.

_ « Et en plus j’avais un joli petit ventre rond… » Soupira t-elle.

_ « Tu étais enceinte de moi ? »

_ « Je suppose. Ron, je n’ai pas envie de parler de ce cauchemar. Cela me fait trop peur… »

_ « Chut… »

Il la berça tendrement contre lui en déposant une série de petits baisers dans son cou et sur ses épaules.

Beverly se serra plus contre lui, l’invitant à continuer.

Les mains de Ron glissèrent le long du dos de Beverly.

Lorsqu’il arriva dans le creux des reins, il la sentit frissonner.

Ron s’empara de ses lèvres. Il glissa rapidement sa langue dans sa bouche et la mêla avec la sienne.

Il voulait lui montrer par ce baiser tout le désir qu’il ressentait.

Leurs regards s’accrochèrent : ils restèrent un long moment sans bouger, pour graver chaque instant dans leurs mémoires.

Ron se laissa tomber sur le dos entraînant Beverly avec lui.

Ils firent l’amour lentement et tendrement profitant pleinement de chaque seconde de plaisir qu’ils se donnaient.

Lorsque tout fut finit, Ron serra Beverly dans ses bras, restant immobile, attendant que sa partenaire s’endorme, son corps encore humide allongé sur le sien, avant de s’endormir à son tour.




Cabine de Beverly
Le lendemain matin 6h30.


La sonnerie du réveil retentit et Beverly tendit la main pour l’arrêter.

Elle reposa sa tête sur la poitrine de Ron.

_ « Il va falloir qu’on se lève. » Soupira t-elle.

_ « Bébé, je … enfin pour cette nuit… »

Beverly comprit que Ron hésitait. Elle releva la tête et le regarda dans les yeux.

_ « Tu veux savoir si c’était bien ? »

Ron acquiesça.

_ « Mm, oui, c’était pas mal. »Annonça Beverly.

Ron prit un air étonné.

_ « Juste pas mal ? »

_ « Je plaisantais ! Si je te dis que c’était à la hauteur de mes attentes, çà te va ? » Lui demanda t-elle.

_ « Mm, çà me va ! »

Ron laissa Beverly l’embrasser tendrement avant de continuer.

_ « Bébé, on n’a pas vraiment fait attention hier soir… »

_ « Ron ne t’inquiète pas pour cela. Je sais ce que je fais. S’il y avait un risque je t’aurais arrêté. Je suis amoureuse mais pas inconsciente. Tant que la guerre n’est pas finie, ce n’est pas le moment de tomber enceinte… »

_ « Et après ? »

_ « Après… Et bien si tu veux toujours de moi… on verra pour faire un bébé. »

_ « Ce serait le plus beau cadeau que tu pourrais me faire… »

_ « Mais pour l’instant, il faut se lever, prendre une bonne douche et un petit déjeuner. Je meurs de faim… »


Beverly sauta en bas du lit, Ron la suivit.

_ « Mademoiselle, auriez-vous vu une douche dans le coin ? » Lui demanda Ron.

_ « Suivez-moi lieutenant ! Mais il faut économiser l’eau chaude. »

Beverly ouvrit une porte communicante et Ron découvrit une minuscule salle de bains équipée d’une douche et d’un lavabo.

_ « Je connais un moyen qui a fait ses preuves pour économiser l’eau. »Annonça Ron.

_ « Ah oui ? Lequel ? »

_ « Eh bien… On peut prendre notre douche ensemble… »

Beverly éclata de rire et poussa Ron vers la douche.

_ « Allez… après vous matelot ! »

_ « Certainement pas… »


Ron attrapa Beverly par la taille et l’emmena sous la douche avec lui.


Une dizaine de minutes plus tard, ils sortirent tous deux de la salle de bains emballés dans des serviettes.

Beverly commença à s’habiller. Ron se glissa derrière elle. Il commença à l’embrasser dans le cou et sur les épaules.

_ « Ron …arrête… Laisse-moi m’habiller. Je vais être en retard… Ron…. » Murmura t-elle, la voix chargée de désir.

Ron continuait de plus belle ses caresses.

Ron la retourna et l’enlaça étroitement. Il s’empara de ses lèvres et l’embrassa tendrement.

Il la souleva dans ses bras et l’emmena vers le lit. Il s’allongea contre elle et posa ses lèvres sur son cou puis descendit le long de sa poitrine jusqu’à son ventre…



Quelques minutes plus tard, quelqu’un frappa à la porte de la cabine de Beverly.

Ron se leva, attrapa ses affaires et alla se cacher dans la salle de bains.

_ « Une minute…J’arrive ! »Annonça Beverly.

Elle enfila à la 4ème vitesse ses sous-vêtements et sa blouse.

Elle ouvrit. Maryann se tenait devant la porte les bras croisés.

_ « Beverly… Mais qu’est-ce que tu fabriques ? » Lui demanda t-elle en entrant dans la pièce.

Beverly la doubla et ouvrit le hublot.

_ « Tu as raison de l’ouvrir. Il fait très chaud, c’est humide ici… »S’exclama Maryann.

Elle se tourna et vit le lit défait de Beverly.

Elle se pencha et ramassa le tee-shirt de Ron oublié au pied du lit.

Beverly se sentit rougir.

Maryann regarda Beverly.

_« Maryann…je … je peux tout t’expliquer… »

_ « Ce n’est pas nécessaire. J’ai très bien compris. Lieutenant Graham, ne m’obligez pas à venir vous chercher. Sortez de votre cachette… »

Ron ouvrit la porte de la salle de bains et alla se planter devant Maryann.

_ « J’aimerai avoir quelques explications sur la raison de votre présence dans la cabine d’une de mes infirmières. »Annonça Maryann.

_ « J’avais besoin de passer du temps seul avec Beverly… »
_ « Vous avez toute la journée pour cela. Vous n’avez pas à venir passer la nuit avec une de mes infirmières… »

_ « Nous n’avons rien fait de mal ! » S’insurgea Beverly.

_ « Mais oui ! Ton matelot est venu là pour jouer aux cartes peut-être… » Répondit Maryann.

_ « Madame… Je suis amoureux de Beverly. Je ne voulais pas qu’elle ait des ennuis à cause de moi. Je suis sincère. Essayez de comprendre. Je suis sûr que vous avez déjà été amoureuse… »

Maryann regarda tour à tour Ron et Beverly puis éclata de rire.


_ « Bien sûr que j’ai déjà été amoureuse. Moi aussi je cachais mon matelot dans ma cabine le soir. Il était évident qu’il ne venait que pour dormir… » S’exclama t-elle en souriant.

_ « Alors… Tu comprends… » Commença Beverly.

_ « C’est bon, je ferme les yeux. Mais soyez plus discrets tous les deux. »


Maryann se dirigea vers la porte et se retourna.

_ « Vous formez un joli petit couple. Je vous souhaite beaucoup de bonheur. »





Cabine de Beverly
4 jours plus tard.22h00.


Ron attira Beverly contre lui et rabattit les draps sur eux.

Il passa une main sous sa nuisette et remonta le long de son ventre jusqu’à ses seins qu’il caressa du bout des doigts.

Beverly retira sa main qu’elle entrelaça avec la sienne.

_ « Ron…pas ce soir… »

_ « Mais pourquoi ? Ces derniers jours tu ne m’as pas repoussé… »

_ « Je sais, mais ce soir il y a trop de risques que je me retrouve enceinte… »

_ « Ah…alors je comprends… »


Beverly releva la tête et regarda Ron.


_ « Je te trouve très préoccupé. Tu ne me cacherais pas quelque chose par hasard ? » Lui demanda t-elle.

_ « Les médecins estiment que je peux retourner au combat. Mon ordre d’affectation ne devrait plus tarder. C’est l’affaire de quelques jours… »

_ « Oh non…Ron…non pas çà ! »

Elle s’agrippa à son cou et éclata en sanglots.

_ « Non, ne pleure pas mon bébé… Tout se passera bien. Je reviendrais… »

_ « Ron… Promets-moi que tu ne m’oublieras pas… »

_ « Beverly je t’aime…cette guerre nous a permit de nous rencontrer. Elle ne nous séparera pas. Il faut que tu sois courageuse. Je sais que notre séparation va être difficile mais elle sera de courte durée. Et à mon retour, je te ferais un beau bébé et puis je t’épouserais… »

_ « Tu es sérieux ? »

_ « Je n’ai jamais été plus sérieux de ma vie. Je veux que tu deviennes ma femme et que tu portes mes enfants. Je veux m’endormir et me réveiller tous les jours de ma vie en te tenant dans mes bras. Cà te plairait ? »

_ « C’est un programme plutôt intéressant… »

_ « J’aimerai t’offrir une bague de fiançailles mais je n’en ai pas… à moins que… »


Ron enleva la chaîne qu’il portait autour du cou et qui retenait ses plaques d’identité. Une chevalière lui tomba dans la main.

Il prit la main gauche de Beverly dans la sienne.

_ « Cette chevalière est trop petite pour moi. C’était un cadeau de ma grand-mère pour mes 18 ans. Je pense qu’elle devrait t’aller… enfin si tu veux la porter…. »

_ « Je sens que je vais avoir une crampe dans la main si tu ne te décide pas… »


Ron éclata de rire et glissa la bague au doigt de Beverly.

Celle-ci l’attira contre elle et l’embrassa tendrement.

Ron roula sur le dos et l’entraîna avec lui. Beverly s’allongea sur lui et glissa ses mains derrière sa nuque.

_ « Alors…maintenant je suis fiancée au très séduisant lieutenant Graham… » Soupira t-elle.


Ils se regardèrent dans les yeux et éclatèrent de rire.






Bureau de Beverly
3 semaines plus tard
11h30.


Ron était parti depuis maintenant 15 jours et Beverly se sentait très seule.

Les derniers jours précédant le départ de Ron, les amies de Beverly s’étaient arrangées pour que les deux amoureux puissent passer le plus de temps possible ensemble.

Les deux amants s’étaient échangé des promesses d’amour et n’avaient pas beaucoup dormi durant les dernières nuits qu’ils avaient partagé.


Joanie frappa et entra dans le bureau.

_ « Tiens, il y a du courrier pour toi. Deux lettres : une de Charleston et l’autre… elle doit être de Ron… »Annonça Joanie.

_ « De Ron ? Au mon dieu ! »


Beverly se jeta presque sur Joanie et lui arracha des mains la lettre tant attendue.

Elle déchira fébrilement l’enveloppe et parcouru le début de la lettre.

_ « Que te dit-il ? » Lui demanda Joanie.

_ « Je vais te la lire. Assis-toi. Très bien je commence :

« Mon amour,

J’espère que tu vas bien et que tu ne te fais pas trop de soucis à cause de moi.
Tu me manques énormément mais j’essaye de ne penser qu’à mon retour prochain et à notre avenir ensemble.
Ici les combats sont acharnés. Notre navire a subi quelques attaques kamikazes mais il n’y a eu que quelques blessés légers.
Je t’entends d’ici me dire de faire attention à moi. C’est promis !
La nuit dernière j’ai rêvé que je m’endormais et que tu venais te glisser contre moi pour t’endormir dans mes bras. Mais lorsque je me suis réveillé, je me suis rendu compte que j’étais seul et une grande vague de tristesse a rempli mon cœur.
Mais je me suis souvenu de toutes les promesses que nous avons échangées avant mon départ et cela m’a redonné du courage.
Je sais que je dois être fort mais je ne peux m’empêcher de penser à toi, à tes baisers et à tes caresses, à ton corps doux et chaud pressé contre le mien, à ton sourire… Tu me manques tellement mon Bébé…
Je suis triste à l’idée de devoir terminer si vite cette lettre mais sinon je vais manquer la levée du courrier.
Je t’embrasse très fort ma chérie.
Je t’aime.
Ron »


Beverly reposa la lettre et éclata en sanglots. Joanie s’approcha d’elle et la prit dans ses bras.

_ « Chut…Beverly, calmes-toi… Il va revenir très bientôt …j’en suis sûre… »

_ « Joanie… Il faut que je te dise quelque chose… C’est très délicat… »

_ « Qu’est-ce qui se passe ? »

_ « Je… J’ai un retard de 9 jours… »

_ « Ne me dis pas que tu es enceinte ! »

_ « Je …je ne sais pas ! Pourtant Ron et moi avions fait attention. J’avais tout calculé pour que cela n’arrive pas… »

_ « Enfin…il faut dire que tu n’es pas très douée en mathématiques… »
_ « Joanie ! Arrête de dire n’importe quoi ! Aide-moi ! Qu’est-ce que je dois faire ? »

_ « Tu devrais écrire à Ron pour lui annoncer la nouvelle. »

_ « Je ne suis même pas sûre d’être vraiment enceinte. Je ne veux pas lui faire une fausse joie, tu comprends ? »

_ « As-tu les symptômes de la femme enceinte ? »

_ « Je n’ai pas de nausées mais mes seins sont plutôt sensibles… »

_ « Et tu le veux ce bébé ? »

_ « Bien sûr ! Si je suis réellement enceinte alors je garderais mon bébé. Ce n’est pas dans mes plans pour le moment mais cela ne fait rien… »

_ « Mais tu pourrais ne rien dire à Ron et ne pas le garder. Je suis sûre qu’il ne t’en voudrait pas. »

_ « Tu me propose d’avorter ? Et si c’était toi qui attendais un enfant de Scott, tu t’en séparerais ? » S’exclama Beverly.


Joanie baissa les yeux.
_ « Au début de la guerre, je me suis retrouvée enceinte. Mon petit ami de l’époque m’a laissé tomber quand il la apprit. La décision a été dure à prendre mais ma mère m’a soutenu… »

_ « Oh, Joanie… je suis désolée. Je ne savais pas… »

_ « C’est pas grave. De toute façon, c’est du passé. Tu as raison de me remettre à ma place. Je n’ai pas le droit de t’influencer comme je le fais. Toi et Ron vous vous aimez, vous êtes fiancés. Ce bébé est un bébé d’amour… »

_ « Joanie…j’aimerai que cela reste entre nous deux pour le moment. Si Maryann l’apprenait, elle voudrait me renvoyer aux Etats-Unis pour le bien du bébé et je sais que je peux être utile ici. »

_ « D’accord. Alors fille ou garçon ? » Lui demanda Joanie.

_ « J’aimerai bien avoir un petit garçon… »Annonça Beverly.

_ « Et Ron voudrait une petite fille… »

_ « Je n’en sais rien. Les hommes veulent toujours des garçons. »

_ « C’est faux. Scott m’a dit qu’il aimerait avoir une petite fille… »


Beverly prit les mains de Joanie dans les siennes.

_ « Tout ceci est classé top secret… »


Salle de soins du « Good-Hope »
15 jours plus tard.
8h30.


Beverly se servit un café et s’assit.

Elle passa une main sur son ventre. Les premières nausées avaient fait leur apparition une semaine auparavant et Beverly savait qu’il n’y avait plus de doute possible, elle était bel et bien enceinte.

Comme le lui avait conseillé Joanie, elle avait envoyé une lettre à Ron pour lui annoncer la nouvelle.

Elle n’avait toujours pas reçu de réponse mais elle savait que le courrier était plutôt lent à arriver en ce moment.


_ « Ben, qu’est-ce que tu fais toute seule ici ? » Lui demanda Joanie en entrant dans la pièce.

_ « Oh, je pensais à Ron. »

Joanie prit une chaise et s’installa à côté de Beverly.

Elle posa sa main sur celle que Beverly avait posé sur son ventre.

_ « Comment te sens-tu ? »

_ « Je suis un peu gênée par ces nausées mais sinon tout va bien… »

_ « Et le moral ? »

_ « Je tiens le coup…il le faut pour ce petit être que je porte en moi… »

_ « Quand cela commencera à se voir, tu l’annonceras à Maryann et tu retourneras à Charleston. Je suis persuadée que l’armée te trouvera un autre poste dans un hôpital militaire où tu seras toujours très utile. J’essayerais d’avoir une permission pour venir te voir. Scott m’a dit qu’un de ses amis, dont la femme allait avoir un bébé dans les semaines à venir, avait été renvoyé chez lui. Il en sera certainement de même pour Ron même si vous n’êtes pas mariés. »


Beverly regarda Joanie.

_« Eh, tu te sens bien ? Tu es toute pâle ! »

_ « Ce sont ces nausées qui… excuse-moi ! »

Beverly se leva précipitamment et sortit de la pièce en courant.

Elle faillit entrer en collision avec Maryann dans la coursive.

_ « Je viens de croiser Beverly. C’est une vraie tornade. Depuis quelques temps elle me semble un peu souffrante. Est-ce que tout va bien ? » Demanda Maryann en entrant dans la salle de soins.

_ « Je pense que oui. Enfin, c’est vrai que depuis le départ du lieutenant Graham, elle semble un peu différente mais c’est seulement parce que Ron lui manque énormément. »

_ « Ah je vois. Mais j’ai de quoi lui remonter le moral ! » Annonça Maryann en montrant une lettre à Joanie.

_ « Un courrier de Ron ? »

_ « Je crois… »

Beverly revint s’asseoir.

_« Tiens, j’ai du courrier pour toi. Cà doit être Ron… »

_ « En tout cas ce n’est pas son écriture… » Précisa Beverly en ouvrant le courrier.


Elle se leva et alla près du hublot pour lire. Après avoir parcouru quelques lignes, la lettre lui échappa des mains.


_ « Beverly? Cà va ? » Lui demanda Joanie en s’approchant d’elle.

Beverly la regarda un moment avant de s’évanouir dans ses bras.

Maryann aida Joanie à allonger Beverly et tentèrent de la réanimer.

_ « Joanie, passe-moi la bouteille de bourbon qui se trouve dans ce placard… »

_ « Mais pourquoi faire ? »

_ « Je vais lui en faire boire quelques gouttes, çà devrait la faire revenir parmi nous. »

_ « Dans son état, l’alcool est déconseillé…c’est très mauvais pour le… »


Joanie se mordit les lèvres pour ne pas continuer.

Elle ne devait pas trahir Beverly.

_ « C’est bon j’ai compris. Je vais juste lui mettre sous le nez. Je ne veux pas qu’il arrive de mal à son bébé. »


Une dizaine de minutes plus tard, Beverly était installée dans son lit et ses amies étaient à son chevet.

_ « Dis donc, tu nous as fait une belle peur… Qu’est-ce qui t’arrive ? » Demanda Joanie.

_ « Les nouvelles de Ron ne sont pas bonnes ? »Continua Maryann.

_ « C’est pire que cela. C’est un de ses amis à bord qui m’a écrit cette lettre. Ron a été porté disparu. Il a participé à un débarquement aux côtés de l’aéroportée. Ce n’était pas dans ses attributions mais ils avaient besoin d’hommes alors il s’est porté volontaire. Il manque trois autres hommes. Ils ont procédé à des recherches mais sans succès. Je suis persuadée que Ron n’a pas reçu ma dernière lettre. Il est mort sans savoir que… »


Beverly s’arrêta un moment pour essuyer ses yeux remplis de larmes et regarda Maryann.


_ « J’ai compris que tu attendais un enfant de Ron… »

_ « J’aurai dû te dire pour le bébé mais je ne voulais pas que tu me renvoie aux Etats-Unis. »

_ « J’ai besoin de toi ici et, à moins que tu veuille t’en aller, je te garde. Mais il sera préférable que tu rentres chez toi quand ta grossesse commencera à se voir. Ce bébé a besoin de tous les soins nécessaires à son bon développement et ce n’est pas ici que tu les auras. »


Beverly acquiesça avant d’éclater en sanglots.

Ses amies la bercèrent et tentèrent de la consoler.



3 semaines plus tard
Sur le pont du bateau
14h00, 25 Avril.


Beverly n’avait toujours pas reçue de nouvelles de Ron.

Elle savait que désormais tous les espoirs étaient perdus et qu’elle ne reverrait jamais son matelot.

Le soutien de ses amies lui permettait de garder le moral et de ne se soucier que de son bébé.

A cette pensée, elle caressa tendrement son ventre.


_ « Salut ! »

_ « Hé, Joanie ! Qu’est-ce que tu as dans la main ? »

_ « Une lettre pour toi de l’Ohio. »

_ « De l’Ohio ? »

_ « Ben, oui, regarde toi-même. »


Beverly prit la lettre, l’ouvrit et commença à la lire.


_ « Alors, qu’est-ce qui se passe ? » Lui demanda Joanie.

_ « Il semblerait que Ron ait parlé de moi à ses parents avant sa disparition. Il leur a dit qu’il m’aimait et qu’il voulait m’épouser. Ses parents n’ont toujours aucune nouvelle de lui mais ils voudraient me rencontrer. »

_ « Te rencontrer ? Mais c’est super ! Tu vas enfin savoir à quoi ressemblent tes futurs beaux-parents ! »

_ « Joanie arrête ! Tu sais très bien que je n’épouserais jamais Ron puisqu’il est mort ! »


Beverly éclata en sanglots. Joanie la prit dans ses bras.

_ « Excuse-moi ! Je sais que c’est dur mais il faut garder espoir. Il n’est pas mort. Ron ne peut pas te laisser ! Il t’a promis de revenir. »

_ « J’aimerai tellement que tu ais raison… Mais dis-moi ce que je dois faire avec les parents de Ron… »

_ « Demande à Maryann pour rentrer aux Etats-Unis et va les voir. »

_ « Ce n’est pas si facile…et en plus je suis enceinte de 2 mois ½. »

_ « Oui, mais de leur fils…Ils seront heureux d’apprendre la nouvelle. Alors viens, on va parler à Maryann. »



15 jours plus tard
120, Opal Street, Cincinnati Ohio
Domicile de John et Mary Graham
13h00, 9 mai.



Beverly était arrivée le matin même chez les parents de Ron qui l’avaient accueilli chaleureusement.

Mais elle n’avait pas encore trouvé le moment idéal pour leur annoncer la venue prochaine d’un bébé.


Elle alla se promener dans le jardin et prit place sur la balancelle.

La mère de Ron ne tarda pas à la rejoindre et s’installa à côté d’elle.

_ « J’ai écouté les infos à la radio et j’ai appris que nos troupes ont découvert un camp de prisonniers américains. Aux dernières nouvelles, il y aurait beaucoup de soldats que l’on croyait disparus. »

Beverly sursauta.

_ « Oh mon dieu… Ron… »

_ « Oui, je sais, ce serait un miracle. Mais pour l’instant nous ne savons rien de plus. Il faut attendre encore, le temps que nos équipes transportent tous ces pauvres soldats dans des hôpitaux et ensuite nous connaîtrons leurs noms… »

_ « Mary…il faut que je t’apprenne une nouvelle mais je ne sais pas comment te l’annoncer. »

_ « Beverly, allons, dis-moi. »

_ « Ron et moi… nous avons eu une relation amoureuse sur le bateau et… malgré toutes les précautions je… j’attends un enfant de Ron. »

Mary sentit les larmes lui monter aux yeux.

Elle serra Beverly dans ses bras.

_ « Mais c’est merveilleux…On va bien le choyer ce petit ange. Et quand doit avoir lieu sa naissance ? »

_ « Eh bien… J’entame mon 3e mois aujourd’hui. Selon les calculs de mes amies, je devrais accoucher aux environs du 20 Novembre. »

_ « Ron a appris la nouvelle ? »

_ « Je ne crois pas qu’il ait reçu ma lettre avant sa disparition. »

_ « Il va revenir ma chérie, il faut garder espoir. Je sais que c’est dur mais tout n’est pas perdu. Tu dois avant tout penser à ton bébé. »

_ « C’est ce que je me dis tous les jours. En attendant je vais rentrer chez mes parents à Charleston. L’armée m’a trouvé un poste dans un hôpital militaire près de la ville. Je vais continuer à travailler jusqu’à la naissance du bébé. Mes parents m’hébergeront quelques temps avant que je trouve un appartement bien à moi. »
_ « Tes parents sont au courant pour l’enfant ? »

_ « Je leur ai parlé de ma relation avec Ron et de sa disparition mais je n’ai pas réussi à leur dire pour le bébé. Mes parents rêvent d’avoir des petits-enfants alors je pense que cela devrait bien se passer. »

_ « En tout cas, n’hésite pas à venir me voir ou même à me téléphoner. Tu seras toujours la bienvenue ici… »

_ « Merci Mary… »




Domicile de Philippe et Evelyn Trombatore
Charleston, Caroline du sud
15 jours plus tard ,23 Mai.
12h30.


Beverly avait prévenu ses parents de son arrivée.

Ceux-ci l’attendaient sur le perron de la maison. Elle se jeta dans leurs bras.

La petite famille s’installa à table pour déjeuner.

_ « Maman, papa, il faut que je vous annonce une grande nouvelle… »Commença Beverly.

_ « Tu as de bonnes nouvelles pour Ron ? » Demanda Evelyn.

_ « Non maman, toujours rien… euh… Vous savez tous les deux que Ron et moi nous avons eu une relation amoureuse sur ce bateau… »

_ « Oui tu nous as dit que vous vous étiez fiancés avant son départ. »Annonça Philippe.

_ « Oui mais je… enfin vous allez être bientôt grand-père et grand-mère. »

_ « Ne me dis pas qu’il t’a mise enceinte ? »S’exclama Evelyn.

_ « Maman ! J’aime Ron. Je voulais avoir des enfants avec lui et… »

_ « Mais tu es inconsciente ! Il est peut-être mort à l’heure qu’il est. Qui acceptera de t’épouser avec un enfant sur les bras ? »

_ « Maman ! Tais-toi ! Je ne veux épouser que Ron ! Et si il ne revient pas, j’élèverais seule mon enfant. »

_ « Mais tu n’y pense pas ! Ce que nos amis diraient ! »

_ « Je m’en fiche complètement ! J’aime Ron. Je connaissais les risques en faisant l’amour avec lui. Il ne m’a pas forcé. Et si tu veux tout savoir c’était très agréable et j’ai hâte qu’il revienne pour recommencer ! »


Sur ces paroles, Beverly se leva de table et quitta la pièce en claquant la porte. Elle alla se réfugier dans sa chambre.


_ « Chérie, tu aurais pu être moins dure avec elle. Beverly traverse une période difficile… » Commença Philippe.

_ « Ce n’est pas une raison. Tu te rends compte que ta fille est enceinte d’un marin qui est peut-être mort ? »

_ « J’en suis conscient ! Mais je suis sûr qu’elle saura s’occuper de son enfant. »


_ « Je n’en doute pas mais j’ai toujours rêvé d’aller avec elle acheter sa robe de mariée… »

_ « Evelyn… »
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Localisation: METZ LORRAINE

PostPosted: 25/10/2008 21:14:06    Post subject: ANGEL'S WINGS Reply with quote

Chapitre 3


Hôpital militaire
Charleston, Caroline du sud
1 semaine plus tard
30 Mai, 11h30.


_ « Beverly, excuse-moi de te déranger mais il y a quelqu’un qui veut te voir dans ton bureau. » Expliqua Julie, la jeune collègue de Beverly.

_ « Ah ? Euh… Tu peux terminer les visites pour moi ? »

_ « Bien sûr… »


Beverly se dirigea vers son bureau, se demandant qui pouvait bien lui rendre visite ici.

Elle entra dans la pièce et se figea sur place.


_ « Ron ? Ron… Oh mon amour ! »

Beverly courut se jeter dans les bras de son marin qui la souleva de terre et l’enlaça étroitement.

Ron finit par la reposer à terre et elle se blottit contre sa poitrine.


_ « Tu m’as tellement manqué mon bébé… Si tu savais comme j’attendais ce moment. »


Beverly le regarda dans les yeux.

_ « Oh moi aussi… je peux savoir ce que tu attends pour m’embrasser ? »

_ « J’attendais juste que tu me le demande. » Répondit Ron en lui adressant un magnifique sourire.

Beverly prit son visage dans ses mains et approcha ses lèvres.

Ce fut d’abord quelques petits baisers du bout des lèvres puis le baiser devint beaucoup plus passionné et intense.


_ « Ron je trouve que tu as un peu changé… tu as maigri. »Précisa Beverly.

_ « Tu sais, les militaires américains ne sont pas très bien traités dans les camps japonais. »

_ « Nous allons rentrer et tu me raconteras tout. Pour l’instant, j’habite encore chez mes parents mais je suis à la recherche d’un appartement. Attends-moi deux minutes ! Je vais m’arranger pour avoir ma journée de libre. »


Beverly quitta la pièce et revint quelques minutes plus tard.

_ « Tout est arrangé. Je suis autorisée à partir. Je vais te préparer un déjeuner copieux. Il faut que tu reprennes des forces. »

_ « A vos ordres bébé. »


Beverly ouvrit son placard et déboutonna sa blouse.


_ « Je me change et puis on file. »


Ron se plaça derrière Beverly et la prit dans ses bras.

_ « Je ne me souvenais plus que tu étais aussi belle et sexy… »

Il laissa ses mains glisser sur son corps, caressant ses formes, avant de s’arrêter sur son ventre.

_ « Je trouve que tu te laisse un peu aller… Tu as dû avaler des kilos de bonbons et de gâteaux pendant mon absence… »

_ « Pourquoi dis-tu cela ? »

_ « Tu as pris un peu de ventre… mais c’est pas un reproche. »


Beverly sourit.

_ « De toute manière c’est de ta faute… »

_ « Ah oui ? » Annonça Ron.


Beverly prit la main de Ron dans la sienne et la promena sur son ventre.

Ron regarda intensément Beverly avant d’écarquiller les yeux.


_ « Je…tu es enceinte ? »

_ « Ben oui gros bêta ! Tu as mis du temps à comprendre ! »

_ « Je vais être papa ! »


Ron s’empara de Beverly et la fit tourner dans la pièce.

_ « Ron ! Arrête ! J’ai le vertige ! »


Ron s’agenouilla et caressa lentement le ventre de Beverly avant de le couvrir de baisers légers comme des plumes.


_ « Il bouge ce petit ange ? »

_ « Pas encore. Je commence mon 4e mois la semaine prochaine. Il devrait bientôt se mettre à bouger. Tu es au courant que j’ai rencontré tes parents ? Ils sont heureux d’être grands-parents prochainement. »

_ « J’ai écrit à mes parents mais je suis venu directement ici. Je n’étais au courant de rien. »


Beverly releva le visage de Ron et vit ses yeux remplis de larmes.

_ « Hé ! Tu ne vas pas pleurer… »

_ « Je suis tellement heureux… Beverly, est-ce que tu voudrais m’épouser ? »

_ « Ron… tu es sérieux ? »

_ « Je t’aime. Je veux te rendre heureux… Alors ? »

_ « Oui ! Oh je t’aime Ron… »


Ron se releva et l’embrassa.

Puis il sortit une petite boite noire de sa poche.


_ « Voici une vraie bague de fiançailles…un solitaire pour la femme de ma vie… »

_ « Oh mon dieu… Elle est magnifique. »


Ron enleva la chevalière que Beverly portait à la main gauche et y glissa le solitaire.



Domicile des parents de Beverly
Chambre de Beverly
Le soir-même 22h00.


_ « Ron, tu ne vas rester toute la nuit planté devant ce lit… Allons viens me rejoindre. » Indiqua Beverly en tapotant l’oreiller à côté d’elle.


_ « Bébé je … je ne sais pas… Je ferais mieux d’aller dormir dans la chambre d’amis que ta mère m’a préparé… »

_ « Cesse de dire n’importe quoi ! Ma mère a parlé de la chambre d’amis en plaisantant ! Mes parents ne sont pas aussi vieux –jeu au point de nous obliger à faire chambre à part jusqu’au mariage… De toute manière çà ne risque plus rien, je suis déjà enceinte… »


Ron adressa un grand sourire à Beverly avant de venir s’installer à côté d’elle.

Il releva sa nuisette et posa sa tête sur son ventre.

_ « Je n’arrive toujours pas à croire que je vais être bientôt papa… »



4 heures plus tard.

Ron regardait, depuis quelques minutes déjà, Beverly dormir blottie contre lui.

Elle était tellement belle et paisible.

Doucement il repoussa une mèche de cheveux qui venait de glisser sur sa joue.

Il sentit Beverly se réveiller.

Elle ouvrit lentement les yeux.

_ « Hé… Qu’est ce qui se passe ? » Lui demanda t-elle.

_ « Rien je te regarde dormir. »


Beverly se redressa et hésita quelques instants avant de parler.

_ « Ron… Tu es sûr que tout va bien ? Je pensais qu’à ton retour tu aurais envie de … Enfin… de me toucher… »


Ron se redressa à son tour et s’assit dans le lit.

_ « Beverly, tu es si belle, si douce, si fragile. Je ne veux pas faire de mal à notre bébé ou à toi. »

_ « Ron… Le bébé ne risque rien… Et je sais que tu ne me ferais jamais de mal…. »

_ « Je… J’ai peur de ne pas pouvoir me contrôler… »

_ « Ne t’inquiète pas pour cela. Laisse-moi m’occuper de tout… »


Sur ces mots, Beverly vint s’asseoir à cheval sur lui.


_ « Bébé, tu es sûre ? »

_ « Cela fait trop longtemps que j’attends. Je ne peux plus attendre davantage. J’ai envie de toi… »


Ron la regarda un moment avant de se décider à l’embrasser.

Il attrapa les bords de sa nuisette et lui releva.

Ses lèvres partirent à la découverte du corps de Beverly.

Celle-ci se sentait fondre sous les caresses de Ron.

Elle se laissa totalement aller dans ses bras.

Elle ne pensait à rien d’autre qu’au plaisir de sentir à nouveau le corps de Ron enlacé avec le sien…



Lotissement des officiers
Norfolk, Virginie
5 mois plus tard, 15 Novembre, 18h30.


Beverly s’assit sur le banc devant la maison.

Cela faisait maintenant 4 mois qu’elle et Ron vivaient dans cette maison en brique rouge.

Quinze jours après le retour de Ron, les deux amoureux s’étaient mariés mais uniquement à la mairie.

Ron et Beverly s’étaient mis d’accord pour se marier à l’église après la naissance du bébé et ainsi le baptiser par la même occasion.


La voiture de Ron se gara dans l’entrée de garage.

Beverly se leva pour l’accueillir.

Ron la prit dans ses bras et l’embrassa tendrement.

_ « Comment te sens-tu ? » Demanda Ron en caressant le ventre de sa femme.

_ « Très bien… Un peu ronde peut-être… »

_ « Ben pour une femme enceinte de 9 mois c’est un peu normal…. »

_ « Viens je t’ai préparé à dîner. »


Beverly prit Ron par la min et le guida à l’intérieur.


2 heures plus tard.


Ron s’installa dans le canapé et Beverly prit place entre ses jambes.
Le futur papa promena ses mains sur le ventre de sa femme.

_ « Beverly… Tu t’es décidée pour le prénom ? »

_ « Je croyais que l’on s’était mis d’accord… On pensait à « David » si c’est un garçon et si c’est une fille…euh… Là j’ai un peu plus de mal… »

_ « Que dirais-tu de « Sarah » ? »

_ « C’est très joli … C’est d’accord. »

_ « Eh ! Le bébé vient de bouger ! » S’exclama Ron.

_ « Cela veut dire que nos choix lui plaisent… » Continua Beverly.


Elle releva la tête et Ron l’embrassa.


_ « Chérie… Euh… Est-ce que tu veux que je reste avec toi pendant l’accouchement ? »

_ « Je n’ai rien à vouloir, Ron. C’est toi qui dois décider. Je serais très heureuse si tu m’aidais à passer cette épreuve mais si tu ne te sens pas prêt… »

_ « Je veux être là pour voir notre enfant venir au monde mais j’ai peur de ne pas pouvoir supporter de te voir souffrir… »

_ « Ron… C’est un accouchement, pas une séance de torture… » Répondit Beverly en souriant.


Ron rougit et bafouilla.


_ « Je … enfin je croyais que… Ce n’est pas une partie de plaisir, n’est-ce pas ? »

_ « Je suis d’accord avec toi mais le corps d’une femme est fait pour donner naissance et il a 9 mois pour s’y préparer. De plus, une femme supporte mieux la douleur qu’un homme…. Nous sommes habituées à avoir mal au ventre chaque mois… »

_ « Tout ce que j’espère c’est que je ne vais pas tomber dans les pommes. » Soupira Ron.


Beverly éclata de rire, bientôt suivie par Ron.




Domicile de Ron et Beverly Graham
Norfolk, Virginie
Le lendemain matin, 7h20.
16 Novembre.

Beverly posa la cafetière sur la table de la cuisine.

_ « Ron lève toi ! Tu vas être en retard si tu ne te dépêches pas ! »

Ne recevant aucune réponse, Beverly retourna dans la chambre.


Elle trouva Ron profondément endormi, blottit sous les couvertures.

Elle s’assit au bord du lit et se pencha vers lui.

Elle écarta les couvertures pour découvrir son visage qu’elle parsema de petits baisers.

_ « Debout chéri… C’est l’heure. »

_ « Mm… dodo.. »

_ « Maintenant çà suffit ! Debout !»

Beverly se releva et rejeta les couvertures.


_ « Beverly ! Doucement ! Je suis crevé…J’ai pas beaucoup dormi cette nuit »
_ « Ce n’est pas de ma faute si le bébé n’a pas cessé de bouger ! Cela m’obligeait à changer de position souvent afin d’en trouver une plus confortable. »

_ « C’est bon ! Je n’ai pas dit que c’était de ta faute…. »


Ron se leva et enlaça Beverly.

_ « C’est normal que le bébé bouge… Il manque de place maintenant. » Annonça Ron en caressant le ventre de Beverly.

_ « Je sais que je ne vais plus tenir longtemps… Le bébé est à terme… »

_ « Chérie, j’ai bien réfléchi… Je resterais avec toi pendant l’accouchement. »

_ « Cà me fait très plaisir… Mais en attendant, vas te préparer ! »

_ « A vos ordres. »


Ron disparu dans la salle de bains. Beverly entreprit de faire le lit.

Elle avait presque terminé quand une douleur aiguë lui coupa le souffle.

Elle s’assit au bord du lit et respira calmement.

La douleur disparut aussi vite qu’elle était apparue.

Ron sortit au même moment de la salle de bains.

Il s’agenouilla devant Beverly.

_ « Qu’est-ce qui se passe ? » Demanda t-il, alarmé.

_ « Je ne sais pas. Rien… J’ai dû faire un faux mouvement. C’est passé. Ne t’inquiète pas. Vas déjeuner, je te rejoins dans une minute. »

_ « Tu es sûre que tu vas bien ? »

_ « Je vais bien ! »

Ron se décida enfin à se rendre à la cuisine.

Beverly se leva précautionneusement au cas où la douleur reviendrait.

Elle s’habilla et se rendit dans la salle de bains.

Elle était en train de se maquiller quand elle sentit un liquide chaud couler le long de ses jambes.


_ « Ron… Ron !! »

Celui-ci accourut.

_ « Qu’est-ce qui se passe ? »

_ « Ron… c’est l’heure. »

_ « L’heure de quoi ? »

_ « Le bébé arrive… Je viens de perdre les eaux. »

_ « Oh mon dieu ! Tu vas bien ? Les contractions, quand elles commencent… Je ne me souviens plus. C’est 8 ou 5 minutes ? Ne bouge pas. Non, en fait, on va marcher un peu et respirer profondément. »

_ « Ron calme toi ! Je vais bien ! Ces contractions, ce n’est rien ! Juste de vagues douleurs de règles mais je préfèrerais que tu m’emmène à l’hôpital. »

_ « Pas de problème…. Viens-là ma belle. »


Beverly s’avança et se blottit dans les bras de Ron.

_ « Ron j’ai peur… »

_ « Ne t’inquiète pas… Je reste avec toi. »




Quelques heures plus tard.


Ron se pencha vers Beverly et l’embrassa sur les lèvres.


_ « Allez mon amour, tu peux le faire. »

_ « Ron, je n’en peux plus ! C’est trop dur ! »

_ « Beverly, je vois la tête ! Encore un dernier effort ! » Annonça la sage-femme.

_ « Aller ma puce ! Vas-y ! » L’encouragea Ron.


Beverly tourna la tête vers Ron qui l’embrassa d nouveau.

Sentant une nouvelle contraction, elle poussa de toutes ses forces, sachant que c’était maintenant ou jamais.


_ « Et voilà… » Annonça la sage-femme en recueillant le bébé qui se mit à crier.

Elle installa le bébé dans une serviette éponge et le déposa dans les bras de Beverly.

_ « Beverly, Ron, voici votre fille… »

_ « C’est … C’est une fille ? » Réussit à articuler Ron.

La sage-femme acquiesça.


_ « Tu aurais préféré un garçon ? » Demanda Beverly.

_ « Pas du tout je suis très heureux…. Et je t ‘aime… » Répondit Ron en embrassant Beverly.

_ « Moi aussi je t’aime…. Tu veux prendre ta fille dans tes bras ? »

_ « Je ne sais pas comment la porter. »

_ « Sarah Catherine Graham, tu vas aller faire la connaissance de ton papa. » Annonça Beverly en tendant le bébé à Ron.


Il prit la petite fille dans ses bras et l’installa tendrement contre sa poitrine.

Sarah cessa immédiatement de crier et agrippa une de ses petites mains sur la chemise de Ron.

Ron baissa la tête et croisa le regard de Sarah.

Ils se regardèrent longuement dans les yeux.

Il sut, à partir de cet instant, qu’il tenait dans ses bras non seulement la preuve de l’amour qui le liait à Beverly, mais aussi un cadeau de la vie…



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chachouille
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PostPosted: 26/10/2008 14:58:34    Post subject: ANGEL'S WINGS Reply with quote

je suis contente que tu ais enfin poster tes fics!!!!
alors celle la je l'adore c'est une de mes preferés!!!!!!
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Hombie
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PostPosted: 28/10/2008 11:26:07    Post subject: ANGEL'S WINGS Reply with quote

ah oui, j'aime beaucoup moi aussi...
c'est magnifique...
bravo.
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PostPosted: 28/10/2008 12:37:09    Post subject: ANGEL'S WINGS Reply with quote

bravo, elle était sympa, dommage que se soit moins bien passé dans la série Sad
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"Ce jour du premier janvier 2005 j’ai peut être perdu mon meilleur ami. Plus rien ne sera pareil entre nous, entre Sarah Mackenzie et Harmon Rabb…"


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PostPosted: 04/11/2008 16:02:15    Post subject: ANGEL'S WINGS Reply with quote

J'ai beaucoup aimé la relire

bravo bravo bravo
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